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                                                    Article DNA tournoi de football 20/04/08


Petit pont au racisme

Les événements malheureux survenus au stade de France et la fameuse banderole xénophobe vis-à-vis des Cht'is ont réveillé les consciences ; un tournoi de foot a été organisé hier sur le nouveau synthétique du Marais, à Schiltigheim, pour dire « non » au racisme et aux préjugés. Les banderoles exposées n'avaient rien à voir avec celle, xénophobe, qui a défrayé la chronique voilà quelques semaines. Après la polémique et le choc reçu par une bonne partie de la population, l'heure était à la mobilisation pour donner un autre exemple de l'esprit du football et à plus grande échelle du sport tout entier. Et si des mesures strictes prises par le ministre de l'Intérieur ont abouti à la dissolution d'une tribune de supporters, l'Association AME en partenariat avec le centre socioculturel du Marais, à Schiltigheim, a réagi en organisant un tournoi de foot afin de montrer qu'au niveau local, les règles de respect sont appliquées même dans des quartiers jugés « difficiles ».

Le dribble de Paris

Et pour ce combat aux airs footballistiques, pas moins de dix équipes étaient engagées. De nombreux clubs de la région étaient présents ; une équipe de Mulhouse et même une équipe de Paris ont fait le déplacement. La présence d'un club parisien résume à elle seule la volonté de ne pas stigmatiser la capitale, comme un joli jonglage maîtrisé qui rend à l'esprit du foot toutes ses valeurs, ramenant le sport à ce qu'il a de plus respectable : un partage collectif qui dépasse les différences. « Non au racisme, non aux préjugés, c'est un slogan qui paraît tellement simple, mais qu'il suffirait d'appliquer dans tous les stades pour que la fête soit toujours belle », conclut Fares Hammouche, vice-président de l'AME.

L. T.
Édition du Lun 21 avril 2008